Hallo,
ich bin auf einen Bericht der schweizerischen FamRZ (die heißt FamPra) zum Wechselmodell oder 50/50 oder Doppelresidenzmodell gestoßen.
Leider reicht mein Schul-Französich nicht aus, den Text zu verstehen - nur die deutsche Zusammenfassung klingt schon sehr interessant. :thumbup:
Vielleicht hat ein geneigter Leser die Fähigkeit, Zeit, Lust und die Muße, diesen Text ins Deutsche zu übertragen - oder einen Hinweis zu einem geeigneten Übersetzungsprogramm. 🙂
Hier der Text:
FamPra.ch 3/2006 vom 04.08.2006
FamPra.ch-2006-576
La résidence alternée, reflet des transformations de la famille
Laura Cardia-Vonèche, lic. phil., sociologue, Université de Genève 1 , Centre de sociologie des organisations, CNRS, Paris
Mots clefs: Divorce, résidence alternée, intérêt de l’enfant, coparentalité, autorité parentale.
Stichwörter: Scheidung, gemeinsame Obhut, Kindeswohl, elterliche Sorge, gemeinsame Elternschaft.
Résumé: La réforme du droit de la famille en 2002 en France a introduit la résidence alternée après l’avoir interdite pendant presque 30 ans. Celle-ci favorisant la mise en pratique de l’autorité parentale conjointe semble remplir l’idéal des solutions pour une bonne gestion parentale des conséquences des ruptures familiales: elle prend en compte le bien-être de l’enfant et des parents. Dans le présent article, j’évoquerai les changements tant familiaux que législatifs qui ont fait que cette solution est aujourd’hui «pensable» et qu’on peut en faire un modèle en cas de divorce. J’évoquerai ensuite les débats auxquels la résidence alternée a donné lieu en montrant en quoi ceux-ci sont le reflet de conceptions «idéologiques» de ce qu’est aujourd’hui la famille et l’intérêt de l’enfant.
Zusammenfassung: Durch die im Jahr 2002 erfolgte Revision des Familienrechts ist in Frankreich die Möglichkeit des wechselnden Wohnsitzes eingeführt worden, was zuvor während fast 30 Jahren verboten war. Diese Möglichkeit fördert die Umsetzung der gemeinsamen elterlichen Sorge und scheint die ideale Lösung für die elterliche Bewältigung der Konsequenzen des familiären Einschnitts zu sein: Sie berücksichtigt das Wohl des Kindes und dasjenige der Eltern. Der vorliegende Beitrag beleuchtet die familiären ebenso wie die gesetzlichen Veränderungen, welche dazu geführt haben, dass diese Lösung heute «denkbar» ist, und wie daraus ein Modell für den Scheidungsfall werden konnte. Anschliessend wird die Diskussion dargestellt, zu der die Frage des wechselnden Wohnsitzes Anlass gegeben hat, und aufgezeigt, dass es sich dabei um «ideologische» Konzepte bezüglich der Frage, was heute «Familie» und «Interesse des Kindes» sei, handelt.
I. Introduction
Les structures familiales ont subi ces dernières décennies des changements importants. On en connaît les signes les plus visibles au niveau démographique: diminution des grandes familles, abaissement du nombre des mariages et accroissement des cohabitations hors mariage, diminution du nombre d’enfants et âge plus avancé des mères, augmentation du nombre des divorces et des familles monoparentales ainsi que des familles recomposées. On assiste également à l’émergence de nouvelles formes de parentalité grâce au développement des procréations assistées, fécondation in vitro avec donneurs de sperme, mères porteuses ou parents homosexuels. Le modèle de la «famille conjugale» défini par Durkheim 2 et théorisé ensuite par Parsons 3 dans une perspective fonctionnaliste est ainsi remis en cause et s’est trouvé ébranlé à partir des années 1960. Le mariage, institution de type parsonien qui définit le couple, la famille et la filiation, décline et devient de plus en plus fragile, comme le montrent les indicateurs en augmentation de la divortialité, de la cohabitation, des naissances hors mariage et du célibat.
Au-delà de la diversité de ces structures familiales, tous ces changements mettent en évidence une nouvelle manière de concevoir la place de l’individu, conjoint, parent ou enfant, dans la sphère privée et ne se comprennent que par référence aux mouvements de privatisation du fonctionnement familial et d’individualisation des liens familiaux. Ils témoignent en même temps d’une dissociation des différents rôles attribués à la famille, qu’il s’agisse de la procréation et de la sexualité, de la
FamPra.ch-2006-577
conjugalité et de la parentalité. Toutes ces évolutions ont eu pour conséquence de changer la représentation de la famille et des ruptures familiales.
Mon propos dans cet article est de comprendre comment centration sur l’individu et dissociation des fonctions parentales et conjugales ont changé la représentation de la famille et des ruptures familiales et ont rendu possibles des formes de prise en charge différentes des enfants lors des séparations. La résidence alternée constitue un révélateur et un analyseur de l’évolution de ces conceptions. Comment se manifeste et se concrétise ce lien parent–enfant dans la famille unie et dans la famille dissociée? Quelles sont les difficultés et les inquiétudes qui persistent quant à son maintien? Ces transformations ne se sont pas faites sans qu’émergent des débats et des tensions qui se réfèrent à des conceptions différentes de ce qu’est la famille.
En effet, depuis plusieurs décennies la relation parent–enfant interroge les professionnels de la famille. Comment établir un lien entre chacun des parents et l’enfant sans que celui-ci soit trop exclusif ou trop distant? On a vu émerger plusieurs dispositifs ayant pour but de soutenir la parentalité en faisant une place importante à chacun des parents. Parmi les premiers, la création des Maisons Vertes par Dolto: ces éspaces ont pour rôle la prévention des dysfonctionnements des relations mère–enfant. 4 Ces lieux d’accueil veulent éviter à la fois l’isolement des mères et leur investissement trop exclusif par rapport à leurs enfants, faciliter le détachement de la mère et de l’enfant à un stade précoce, en donnant en même temps une place importante à la figure paternelle et empêchant ainsi les phénomènes d’«étouffement» de l’enfant. On peut penser aussi à la mise en place en France en 1998 de Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (REAAP). 5 L’une des modalités de travail fortement encouragée par les REAAP a été de susciter dans chaque département la création de «groupes de parole» permettant aux parents d’évoquer les difficultés qu’ils rencontrent dans l’éducation de leurs enfants et de recevoir un soutien de la part de professionnels et de parents qui se trouvent dans la même situation qu’eux.
A fortiori les situations de séparation suscitent chez les professionnels de la famille des interrogations sur la manière de réaménager les rapports entre les parents pour garantir à l’enfant le maintien des liens entre ses deux réseaux familiaux. Au niveau du droit, cette préoccupation a trouvé son expression dans toutes les législations modernes qui ont introduit l’autorité parentale conjointe et la possibilité d’un hébergement partagé entre les deux foyers. Au niveau pratique de la prise en charge des difficultés dues à la séparation, on assiste à la mise en place, ces
FamPra.ch-2006-578
vingt dernières années, de services de médiation et de lieux d’accueil pour le droit de visite. 6 Le débat sur la prise en charge plus ou moins partagée des enfants par les parents est encore très présent parmi les travailleurs sociaux, les psychologues, les pédiatres, les pédopsychiatres. D’un côté, on craint pour la stabilité émotionnelle de l’enfant les effets de fréquents allers retours entre deux foyers, surtout lorsqu’il s’agit de petits enfants, j’y reviendrai. De l’autre, on craint que l’espacement des visites n’aboutisse à la rupture des liens entre le parent et les enfants avec qui il ne partage pas la vie quotidienne, avec ses conséquences pour la prise en charge sur le plan pratique et économique autant qu’affectif.
Dans le présent article, je me focaliserai sur l’expérience française qui a introduit depuis 2002 la résidence alternée en droit de la famille. 7 J’évoquerai les changements sociaux qui ont fait que cette solution est aujourd’hui «pensable» et qu’on peut en faire un modèle en cas de divorce. J’évoquerai ensuite les débats auxquels la résidence alternée a donné lieu en montrant en quoi ceux-ci sont le reflet de conceptions «idéologiques» et politiques de ce qu’est aujourd’hui la famille et l’intérêt de l’enfant.
II. La résidence alternée: définition et introduction dans le droit
Il existe de nombreuses expressions pour rendre compte d’une forme d’organisation de partage du temps et de la prise en charge de la vie de l’enfant lorsque les parents sont séparés. Selon les législations de différents pays, on va parler de «garde alternée», de «garde partagée», de «résidence alternée», de «résidence en alternance», de «résidence paritaire», d’«hébergement alterné», de «garde parallèle», de «garde conjointe» ou encore de «garde physique conjointe» (joint custody ou physical joint custody aux USA). 8
En France, la loi de 2002 consacre le terme de «résidence alternée». L’enfant est pris en charge alternativement par chacun des parents pour une période donnée, quelques jours dans la semaine, une semaine sur deux, voire une période plus longue, sans nécessairement que les périodes soient de même longueur pour chacun des parents. Concrètement, cette manière partagée de s’occuper de l’éducation des enfants existe depuis 30 ans et est pratiquée par une fraction non négligeable de la population des séparés et divorcés s’établissant à contre-courant des usages juridiques. Dans une étude portant sur la manière dont les femmes en situation monoparentale gèrent la relation avec le père de leurs enfants, nous avions rencontré des
FamPra.ch-2006-579
familles pratiquant un large droit de visite, une sorte de résidence en alternance, permettant aux deux parents d’être très présents auprès de leurs enfants. 9 La recherche de Neyrand 10 a porté sur des parents pratiquant la résidence en alternance depuis plusieurs années, soit bien avant la loi de 2002. Cependant, pour les juges de même que pour la plupart des parents, il était difficile d’imaginer qu’un enfant puisse vivre alternativement chez l’un puis chez l’autre parent, en cas de séparation. L’acceptation dans le droit de la résidence alternée est donc le fruit d’une longue évolution. La résidence alternée a été «interdite», prohibée pendant plusieurs années au nom de l’intérêt des enfants, aujourd’hui elle est consacrée par les textes législatifs et encouragée car elle est vue comme l’expression même de la coparentalité.
Rappelons brièvement les différentes étapes de l’évolution de la législation qui ont défini les relations entre enfants et parents ne vivant plus sous le même toit. Le premier changement est intervenu en 1970 dans la loi sur l’autorité parentale. 11 La notion de «puissance paternelle» a été supprimée pour être remplacée par celle «d’autorité parentale». L’exercice de l’autorité parentale appartient dorénavant «aux père et mère» pendant le mariage. C’est le premier pas vers la reconnaissance de l’intérêt pour la parentalité, le mot est introduit dans le Code civil français. Lors de la séparation des conjoints, la garde est confiée à l’un ou l’autre des parents. 12 La parentalité, si elle est mieux reconnue, est toutefois exercée d’une façon 13 qui n’est pas commune, la loi prévoyant dans tous les divorces un démembrement de l’autorité parentale, droit de garde à l’un, droit de visite et d’hébergement à l’autre. 14 Le droit de garde confère au parent gardien l’exercice de l’autorité parentale, 15 l’autre parent conserve «le droit de surveiller l’entretien et l’éducation de ses enfants et sera tenu d’y contribuer à proportion de ses facultés». 16 La garde reste indivisible, l’enfant se trouve sous l’autorité du parent gardien et habite chez lui. Le terme «résidence» n’existe pas. La réforme du divorce en 1975 met fin au lien entre les torts de chaque conjoint et l’attribution de la garde, et introduit la prise en compte des accords dans la décision concernant la garde, mais ne modifie pas le principe du caractère exclusif de celle-ci. 17 Cette situation suscite des mécontentements et des
FamPra.ch-2006-580
critiques surtout de la part des pères qui se retrouvent écartés de la prise en charge quotidienne de l’enfant, la garde étant confiée dans la grande majorité des cas à la mère. 18
Dans la période qui suit, on observe plusieurs tentatives visant à faire en sorte que les parents puissent obtenir une «garde conjointe», toutes sont écartées par les tribunaux. En 1984, par exemple, cette pratique qui s’était un peu développée, est prohibée par un arrêt de la Cour de cassation du 2 mai. 19
En 1987, la loi Malhuret 20 répond aux critiques qui se sont fait jour sur l’impossibilité de mettre en pratique une prise en charge conjointe des enfants. Elle supprime la notion de garde et réaménage l’exercice de l’autorité parentale. Le législateur estime que l’autorité parentale peut être exercée en commun, si les parents sont d’accord: «L’autorité parentale est exercée soit en commun par les deux parents, soit par celui d’entre eux à qui le tribunal l’a confiée». 21 On voit apparaître la notion de «résidence habituelle», comme une notion distincte, mais qui exclut, expressément, une organisation familiale «en alternance» jugée alors contraire à l’intérêt de l’enfant. Le juge doit indiquer la résidence habituelle de l’enfant. 22 En 1993, on avance encore d’un pas: les parents conservent tous deux l’exercice de l’autorité parentale. Il devient la norme et primauté est donnée à l’accord des parents qui choisissent d’un commun accord la résidence de leur choix. 23 Le juge n’est tenu de fixer la résidence de l’enfant qu’à défaut d’accord entre les parents. 24 L’article 287 du Code civil réaffirme l’impossibilité pour le juge d’accorder une résidence en alternance. Enfin c’est la loi du 4 mars 2002 25 qui autorise explicitement les parents à opter pour une résidence alternée: «La résidence de l’enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l’un d’eux». 26 Cette loi ajoute que «A la demande de l’un des parents ou en cas de désaccord entre eux sur le mode de résidence de l’enfant, le Juge peut ordonner à titre provisoire une résidence en alternance dont il détermine la durée. Au terme de celle-ci, le Juge statue définitivement sur la résidence en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l’un d’entre eux». 27 Le changement introduit par la loi de 2002 réside
FamPra.ch-2006-581
dans le pouvoir du juge d’imposer la résidence alternée à celui des parents qui demandait la résidence exclusive et de prendre des mesures provisoires dans ce sens. Cependant l’accord des parents continue à primer la décision du juge. Ce dernier ne peut pas imposer une résidence alternée à des parents qui sont d’accord pour une autre modalité de prise en charge.
III. La résidence alternée, effet des changements de la famille et de la société
Pourquoi la résidence alternée est-elle envisageable aujourd’hui alors qu’elle a fait l’objet d’une grande méfiance, voire de luttes pour en empêcher la pratique? Quels sont les changements de la famille qui l’ont rendue «pensable» voire même souhaitable dans certains cas?
J’ai mentionné en introduction les différentes évolutions démographiques qui sont intervenues sur les structures familiales et qui ont modifié profondément la représentation et la signification du mariage et des ruptures familiales, signification qui relève de plus en plus de la sphère privée des individus et qui indique la perte du caractère institutionnel de l’union. Comme le rappelle Neyrand, 28 «le mariage n’est plus ce sacrement indissoluble qui fondait l’union familiale et qui définissait pour les conjoints le cadre de la sexualité, de la procréation, de la conjugalité et de la parentalité en les liant de façon définitive». Les membres du couple décident aujourd’hui ensemble le sens et l’étendue qu’ils veulent donner à leur relation en recourant ou non au mariage. Leur relation n’engage pas forcément tous les aspects de leur existence. Ils organisent leur vie de couple et leur vie domestique et professionnelle comme ils l’entendent et décident aussi librement du nombre d’enfants. Même s’ils n’échappent pas entièrement aux déterminations sociales, on en a pour preuve des exemples comme la persistance de l’homogamie et le nombre d’enfants se situant à un ou deux malgré la liberté offerte par la contraception, les couples ont l’impression d’une autonomie complète dans leurs choix affectifs et dans l’organisation de leur existence. Ce processus d’individualisation les conduit à se sentir les maîtres d’œuvre de leur histoire, pouvant décider librement des différentes étapes de leur parcours. Cette liberté et cette autonomie ont également des effets sur la rupture des unions. S’agissant de la relation de couple, il semble légitime aujourd’hui que chacun soit davantage enclin à calculer les avantages et les inconvénients de son investissement dans la relation avec son partenaire et en considérer les alternatives. La rupture apparaît comme une issue possible, voire souhaitable lorsque les attentes individuelles concernant la relation de couple ne sont plus satisfaites. La séparation
FamPra.ch-2006-582
est devenue un élément structurel du modèle matrimonial, 29 ce qui explique l’augmentation des divorces depuis 1965. Le divorce n’est plus vu comme une déviance, voire une catastrophe, ni comme la mort de la famille. Il s’est normalisé et banalisé. L’idée générale est que les membres du couple sont tous les deux responsables de leur séparation: le divorce «faute», le seul possible jusqu’à la fin des années soixante, a fait place au divorce «faillite». A la faveur des réformes, la question de la prise en charge des enfants a été entièrement dissociée de la notion de faute. La faute n’est plus un motif qui justifie que seul un parent, le parent innocent, soit considéré apte à s’occuper de ses enfants. Dans plusieurs pays, dès l’entrée en vigueur des premières réformes du droit du divorce, les juges ont clairement dissocié la question de l’attribution des droits parentaux de celle de la détermination des responsabilités de la désunion, leur souci étant de préserver l’intérêt de l’enfant en le confiant à celui des parents qui est le plus apte à le respecter. L’image s’est même imposée d’un «divorce réussi» pour reprendre l’expression d’un juge du tribunal des affaires familiales. La nouvelle norme est devenue l’obligation de se mettre d’accord, de rechercher une solution consensuelle. Il est attendu des personnes qui se séparent qu’elles parviennent à une gestion «raisonnable» des suites du divorce, qu’il s’agisse du plan économique en prévoyant des versements adéquats pour l’entretien des enfants, le cas échéant pour l’autre parent, ou qu’il s’agisse de l’organisation des relations entre enfant et parents. Dans ces «bons» divorces, les parents conservent tous les deux des liens soutenus avec leurs enfants. Ensemble, seuls ou avec l’aide des professionnels, ils définissent et négocient, selon leurs désirs et leurs besoins, les conditions de la réorganisation de la famille suite à la séparation. Le caractère inconditionnel et indissoluble du lien s’est déplacé de la relation de couple à la relation à l’enfant. Ce lien parental partagé par les deux parents, désormais condition inaltérable, est réaffirmé comme une norme légitime structurant le champ symbolique, comme le dit Théry. 30
Au-delà de ces nouvelles représentations de ce que signifie l’être en famille, il a fallu différentes transformations plus spécifiques de notre modèle de famille pour pouvoir penser la résidence alternée. J’en mentionnerai trois, qui me semblent rendre compte de l’évolution des mentalités familiales permettant d’envisager aujourd’hui une pratique qui a été disqualifiée pendant longtemps, malgré l’accroissement des séparations. J’évoquerai d’abord la représentation que nous avons des relations au sein de la famille. Ensuite je montrerai l’émergence de la notion de parentalité à côté de celle de conjugalité. Et pour terminer, je pointerai le
FamPra.ch-2006-583
changement des rapports sociaux entre hommes et femmes comme facteur important dans le changement des mentalités concernant l’intérêt de l’enfant.
1. La résidence alternée peut-être envisagée dans la mesure où on pense différemment les relations à l’intérieur de la famille. Les relations entre membres de la famille reposent moins sur les contraintes de rôle qui leur étaient imposées autrefois dans le cadre du mariage institution. Les membres de la famille jouissent aujourd’hui d’une plus grande autonomie dans la gestion des relations interpersonnelles librement consenties, basées sur les affinités entre individus, qu’ils soient enfants ou parents. L’impératif est de s’épanouir soi-même et ceci aussi au contact des membres du groupe familial. La famille contemporaine devient «relationnelle» comme dit de Singly . «Aujourd’hui la forme de vie privée que chacun choisit n’a guère besoin de légitimité externe, conformité à une institution, ou encore de la morale. Elle se structure avant tout sur la reconnaissance mutuelle des personnes qui vivent ensemble, sur le respect qu’ils se portent». 31 Cette notion de famille élective et relationnelle, que l’on vient d’évoquer, est en décalage avec la représentation traditionnelle de la famille dans laquelle on trouve un groupe de parents opposé à un groupe d’enfants et dans une situation hiérarchique par rapport à eux et une régulation qui se fait à travers des statuts et des assignations de rôles, qu’il s’agisse du rôle de père, de mère, d’enfants ou de grands-parents. Ce type statutaire existe encore, mais il est concurrencé par ce nouveau modèle relationnel dans lequel il s’agit moins d’une relation de groupe à groupe – enfants et parents – que d’un lien individualisé entre chaque parent et chaque enfant. La régulation fait plus de place à la concertation, à la négociation des espaces et des temps individuels et familiaux. Ou pour le dire avec Le Gall 32 «le primat donné à l’amour, à l’affection dans un contexte plus égalitaire (accroissement et allongement de la scolarité des filles, accès croissant des femmes au marché de l’emploi, contraceptifs à usage féminin) a favorisé l’essor de relations plus contractuelles fondées sur l’engagement, l’authenticité, ce qui a eu pour conséquence directe de diversifier les formes de vie privée. D’un modèle unique de vie en famille, nous sommes passés à une diversification des modes de vie en famille.» Aujourd’hui, les sociologues pointent l’apparition d’une certaine diversité des manières d’être en famille. A partir du moment où on a une telle conception de la famille unie, on peut penser la persistance de ces mêmes liens enfants–parents une fois que la famille est séparée. La séparation et le divorce sont désormais sans effets sur les relations du parent avec son enfant. La famille n’existe plus, ils n’habitent plus ensemble sous le même toit, mais l’enfant peut rester attaché individuellement à chacun
FamPra.ch-2006-584
de ses deux parents ainsi qu’à ses deux lignées. Tout se passe comme si dans la famille moderne les relations familiales se construisaient à partir de l’enfant qui est au centre de la constellation familiale et devient le garant des liens entre les familles maternelle et paternelle. La résidence alternée, jusqu’alors considérée par la jurisprudence comme néfaste pour les enfants, se trouve réhabilitée, sinon promue par la loi, qui précise que c’est le juge qui fixe la résidence de l’enfant chez les deux parents ou chez l’un d’entre eux. Cette évolution n’a été rendue possible que parce qu’on a fini de penser la famille sous l’aspect d’une relation qui nécessite une unité de temps, de lieu, d’action commune.
2. Un deuxième élément à prendre en considération pour concevoir ce qu’est la résidence alternée, c’est l’émergence de la notion de parentalité comme un phénomène distinct de la conjugalité. Dans le prolongement de ce que je viens de dire sur le changement de la famille, on considère aujourd’hui qu’il est possible – et souhaitable surtout en cas de conflit – de dissocier les manières d’être des adultes en tant que conjoint et en tant que parent. Il semble important que chacun des parents soit impliqué personnellement dans l’éducation des enfants, remettant ainsi en cause la présence unique et le monopole des mères. Il semble légitime, voire souhaitable, que chacun, même pendant l’union, puisse avoir une relation avec son enfant indépendamment de l’autre. Etre un père ou une mère ne passe plus nécessairement par la médiation du couple. Celui-ci cède ainsi la place à une individualisation de la relation parentale. Sans refaire l’historique de la notion de parentalité, on sait qu’elle a émergé, au cours des trente dernières années, comme un moyen de désigner tout ce qui fait le contenu du rôle de parent. 33 La notion renvoie moins à la question de la filiation et de la parenté, qu’elle ne valorise le rôle de parent et l’investissement qu’il suppose. La parentalité désigne les aspects pratiques, affectifs, psychologiques de la prise en charge des enfants. C’est un métier, c’est une responsabilité, c’est aussi une charge. Ce qui nous amène à une autre caractéristique de la parentalité: elle a tendance à faire disparaître le sexe du parent, il s’agit d’un rôle à prendre, un rôle qui vaut, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. L’émergence de cette notion, on le voit bien, est un préalable essentiel pour penser la résidence alternée dans la mesure où elle permet de penser de façon distincte le rôle de mère ou père de celui d’époux ou épouse. Les modalités de la prise en charge des enfants se trouvant ainsi détachées des aléas de la vie conjugale de leurs parents, la dissociation des rôles permet la séparation du couple tout en conservant les relations enfants–parents. La rupture du couple correspond, on l’a vu, à l’exigence moderne des adultes de pouvoir vivre leur vie – quitter une union, en
FamPra.ch-2006-585
former une autre – alors même qu’ils ont eu des enfants et qu’ils souhaitent garder des contacts avec eux. Il en découle qu’on considère aujourd’hui que dans le divorce ou la séparation, les adultes peuvent être en conflit au sujet de leurs rapports – et donc se tenir à distance l’un de l’autre en tant que conjoints – pour autant qu’ils restent en accord au sujet de l’éducation de leurs enfants, ce qui introduit la notion de coparentalité. On sait que c’est une opération difficile – c’est même la «quadrature du cercle». Les choses sont d’autant plus compliquées que l’on considère – ce qui est le cas du législateur français – que l’exercice de la parentalité est non seulement un droit, mais aussi un devoir des parents – et qu’il est de l’intérêt de l’enfant de pouvoir compter sur eux. Dès lors que l’«être ensemble» parents et enfants ne s’impose plus comme une norme intangible, tout se passe comme si la relation parent–enfant devenait le nouveau principe organisateur de cette pluralité de formes familiales. Barrère-Mausrisson et Rivier proposent d’ailleurs de définir la famille non plus à partir du couple mais plutôt à partir de la relation que l’enfant entretient avec ses parents. La parentalité peut être «bilatérale» ou «unilatérale», selon que le lien est gardé avec les deux parents ou avec un seul. 34
3. J’en arrive à la troisième dimension: l’égalisation des positions des hommes et des femmes. L’autre dimension essentielle du changement social qui permet de comprendre l’émergence de la résidence alternée, c’est le changement de rôles des sexes. Admettre et pratiquer la résidence alternée, c’est reconnaître que les enfants appartiennent à leurs deux parents, que ceux-ci ont la même légitimité à les prendre en charge, que les deux parents sont responsables de l’enfant, qu’ils doivent se coordonner un minimum, qu’ils doivent négocier à leur propos les décisions concernant leur rythme de vie, l’école, les loisirs, la santé pour permettre à l’enfant un développement harmonieux. On a vu les étapes de cette évolution: on est passé de l’abandon de la «puissance paternelle» à l’émergence de la notion de parentalité qui tend à «annuler», ou en tout cas à masquer la différence des sexes dans le rapport aux enfants, enfin l’apparition de la coparentalité qui est une façon de lier père et mère dans la prise en charge des enfants, la résidence alternée étant l’une des formes pratiques prises par la mise en pratique de la coparentalité. La résidence alternée exprime donc le changement plus général des conceptions qui président au rôle des sexe dans la société: de même que les femmes sont reconnues capables et invitées à s’investir dans la sphère publique, les hommes sont reconnus capables de s’occuper de la sphère privée et des soins aux enfants. Ils peuvent prétendre assumer ce rôle et on peut attendre d’eux qu’ils sachent l’accomplir. Cette égalisation des rôles n’est pas
FamPra.ch-2006-586
sans poser de question parce que les conditions n’en sont pas tout à fait assurées: est-ce que les hommes sont véritablement désireux de prendre cette place? Est-ce que les femmes sont prêtes à la leur laisser? Est-il réellement possible d’égaliser les situations – ou bien les uns et les autres ne disposent-ils pas d’atouts ou de ressources différenciées, parfois «incorporées» et qu’il est difficile de partager?
Ce sont ces questions qui alimentent le débat au sujet de la résidence alternée.
IV. La résidence alternée, au cœur des débats sur les conceptions de la famille
La résidence alternée fait débat. Elle met en balance des intérêts et des conceptions opposées. Je citerai trois débats, qui s’articulent entre eux et s’expriment dans la question de la résidence alternée. Le premier concerne les avantages ou les risques que courent les enfants qui vivent la résidence alternée. Le deuxième débat a trait à la compétence supposée égale des hommes et des femmes pour élever les enfants. Et enfin, le troisième débat qui porte sur la question de savoir si on peut imposer cette solution à des parents qui sont en conflit, chacun réclamant la garde de l’enfant.
1. La question de savoir si la résidence alternée est une solution positive pour les enfants ou si, au contraire, elle est perturbatrice pour leur développement, est très présente dans les discussions concernant l’intérêt de l’enfant. Selon Poussin, 35 dès 1973 on voit que le débat est très influencé par le courant psychanalytique de Goldstein, Freud et Solnit, 36 qui donne une primauté indiscutable à la fonction maternelle dans le développement de l’enfant. Selon ces auteurs, les enfants d’âge préscolaire peuvent être perturbés d’avoir à se séparer de leur mère surtout lorsqu’ils dorment loin de celle-ci. Dolto, 37 très opposée à la résidence alternée, met en avant la nécessité pour l’enfant «d’avoir une seule maison» car il a besoin de stabilité et besoin surtout de la présence de la mère pour son développement. C’est cet argument principalement qu’on oppose aux pères qui demandent la garde de l’enfant ou la garde alternée. Depuis 2002, cette objection est, en principe, dépassée, puisque le législateur a décidé que l’enfant pouvait avoir deux maisons. Le débat prend alors une forme nouvelle en se concentrant sur la question des enfants en âge préscolaire. Des psychiatres comme R. Libermann et M. Berger ont fait campagne contre la garde alternée pour les petits enfants. Cette fois, ce qui est mis en avant, c’est la spécificité du
FamPra.ch-2006-587
rôle nourricier des femmes et l’attachement spécifique de l’enfant à sa mère dans les premiers mois de sa vie.
Selon Berger , 38 un pédopsychiatre, il est néfaste de partager le rythme de vie quotidienne de l’enfant selon un mode égalitaire. Il plaide pour que la séparation avec la mère se fasse d’une façon très progressive, évitant toute séparation brutale. Il y voit une question de grande urgence et il appelle à la mise en pratique du «principe de précaution» en prévoyant des modes de prise en charge partagés très progressifs afin de favoriser l’attachement au père. Dans la première année de la vie de l’enfant, le père ne devrait voir son enfant pas plus que trois ou quatre heures consécutives, ou avant l’âge de trois ans il ne devrait pas avoir son enfant en week-end chez lui. A l’opposé, Neyrand, 39 sociologue et psychologue de formation, dans son étude sur des couples qui pratiquaient la résidence alternée depuis plusieurs années, a mis en évidence les bénéfices que peuvent tirer enfants et parents de cette pratique. Selon lui, la résidence alternée «pratiquée dans des bonnes conditions, [elle] permet aux parents de réaliser une gestion optimale des tensions entre leur parentalité, leur conjugalité et leur individualité, en évitant qu’elles n’en arrivent à se retrouver en positions contradictoires et produisent – en supplément aux conflits conjugaux – des conflits intrapsychiques». Il plaide pour la faisabilité d’une telle pratique – voire pour une sorte de «neutralisation» des sexes lorsqu’il s’agit de la prise en charge des enfants. «La demande de résidence alternée pour un bébé ou un jeune enfant, en ce qu’elle témoigne d’une préoccupation parentale partagée, est l’expression non seulement d’un véritable désir de responsabilité parentale, mais aussi de l’existence pour le bébé de liens psychiques biparentaux, qu’il serait sans doute très néfaste pour lui de voir amputer de moitié». 40
Certains psychologues soulignent que les enfants élevés sans présence du père ont plus de difficultés que ceux qui sont élevés avec deux références parentales. On pense aux travaux de Lamb 41 aux Etats-Unis et en France de Camus et alii. 42 qui mettent en évidence l’importance de la fonction paternelle auprès du très jeune enfant. Ces auteurs soulignent aussi les nombreuses difficultés que rencontrent par la suite les pères qui n’ont pas pu interagir tôt avec leurs enfants.
De l’autre côté, les militants de la cause paternelle cherchent aussi à mobiliser leurs références. Dans un appel, les pères signataires demandent «aux pouvoirs publics et à l’ensemble des intervenants judiciaires de garantir l’application
FamPra.ch-2006-588
pleine et entière de la loi du 4 mars 2002 et, en particulier, de ses dispositions relatives à la résidence alternée». 43 Ils rappellent que «des progrès récents en matière de psychologie infantile ont clairement mis en évidence le bénéfice d’une implication proche et vivante du père, comme de la mère, dès le plus jeune âge de l’enfant, et les aptitudes de ce dernier à un attachement précoce différencié. Les décisions encore trop souvent aléatoires et disparates des juges aux affaires familiales gagneront, à cet égard, à être éclairées par les études rigoureuses menées en population générale». Pour ces pères, la résidence alternée représente «un espoir de vivre une paternité autre qu’en ‹pointillés›, discontinue et supplétive». 44
2. Le deuxième débat porte sur la question de savoir si la résidence alternée ne voit pas son développement freiné par les femmes, qui ne reconnaîtraient pas aux hommes leurs compétences de père. Les organisations de pères militants radicalisent souvent l’argument et développent l’idée selon laquelle ce sont les «méchantes femmes» qui empêchent les «hommes progressistes» de jouer leur rôle de père. Des hommes qui seraient tous prêts à assumer une nouvelle paternité et à jouer le jeu de l’égalité entre les sexes se verraient empêchés de jouer ce rôle auprès de leurs enfants.
En effet, au niveau des représentations, des enquêtes 45 déjà anciennes ont montré qu’il existe des aspirations très fortes en faveur d’un accroissement de la place du père, partagées par les hommes et les femmes qui voient l’intérêt d’une prise en charge plus importante par les pères. Ces pratiques sont aussi encouragées par les intervenants sociaux qui, comme je l’ai souligné en introduction, ont le souci de renforcer le lien entre chacun des parents et son enfant. Cependant, on voit aussi que chez les conjoints, celles-ci ne s’accompagnent pas toujours d’actions. Cette insistance sur la parentalité «générique» ne doit cependant pas faire oublier que les parents sont des pères et des mères, des hommes et des femmes et que leurs rôles en tant que parent ne sont ni égaux, ni symétriques. En dépit de l’inscription du principe d’égalité entre les sexes dans les textes législatifs et, de plus en plus, dans les normes sociales, force est de constater qu’il n’y a pas d’équivalence stricte entre les rôles de père et de mère. Dans la pratique, les choses changent très lentement, en ce qui concerne la prise en charge des enfants. Une étude française 46 montre que les mères vivant en couple
FamPra.ch-2006-589
consacrent deux fois plus de temps que les pères aux tâches d’éducation – et ceci même lorsqu’elles ont une activité salariée – et que les différences entre hommes et femmes n’ont connu aucun changement dans les dix dernières années. On voit aussi que les couples – pères et mères (et pas seulement les mères) – ne sont pas encore également prêts à s’engager dans un réel partage des tâches. Le plus souvent, la résidence des enfants est chez la mère et il s’agit de décisions qui ne sont pas prises par les juges mais par les conjoints, d’accord à 90%. La résidence alternée concerne seulement 8,8% des situations. 47
3. Le troisième débat porte sur la question de savoir si l’on doit imposer ou suggérer la résidence alternée.
Comment trancher dans les situations de conflit aigu entre les parents qui réclament chacun la résidence de l’enfant? Est-ce qu’il faut les pousser à la résidence alternée, parce qu’on souhaite qu’ils avancent vers l’égalité et qu’ils adoptent des modèles de coparentalité, voire de résidence alternée dont on pense qu’ils sont mieux appropriés – pour le bien des enfants, ou celui de la société? Ou faut-il au contraire partir du principe que la résidence alternée ne peut se réaliser que s’il y a accord entre les parents au sujet de la manière de prendre en charge les enfants?
On sait que la position du législateur marque une hésitation. En principe la résidence alternée est mise en place dans le cadre d’un souhait partagé des parents qui estiment que la présence de chacun d’eux est importante pour l’enfant. On pense que c’est une solution qui ne peut être valable que si les parents s’entendent, l’organisation pratique demandant des ajustements constants selon les nécessités changeantes de la prise en charge quotidienne des enfants. Cependant, en cas de conflit entre les parents, le juge peut décréter la résidence alternée, à titre transitoire, comme une solution à l’essai qui peut permettre aux parents de mieux comprendre où se situe l’intérêt de leur enfant. Cette possibilité montre bien que le législateur hésite entre deux solutions: s’en tenir uniquement aux situations qui présentent un terrain favorable à sa mise en œuvre ou, au contraire, l’imposer dans l’espoir que cela favorise un accord. Dans la pratique, on constate que les juges se montrent aujourd’hui extrêmement préoccupés et assez «empruntés» dans les affaires qui les mettent dans la situation délicate d’avoir à décider au sujet de la résidence alternée chez les tout-petits d’autant plus qu’aucune étude systématique sur le vécu de la résidence alternée n’est engagée à ce jour.
FamPra.ch-2006-590
V. Conclusion
Dans cet article, j’ai essayé de montrer comment aujourd’hui se pose la question du lieu de vie de l’enfant après la séparation en m’appuyant sur une innovation en droit français, la résidence alternée. Comme j’ai essayé de le montrer, celle-ci constitue aujourd’hui la réponse à une double exigence de l’évolution de la famille contemporaine: elle permet d’une part aux conjoints de rompre le lien qui les unit et d’autre part de maintenir la relation des deux parents à l’enfant après la séparation, relation qui trouve son expression dans l’idée de coparentalité. C’est grâce aux changements de la vie familiale, notamment à l’intérêt croissant pour le bien-être des enfants, et aux réformes législatives qui ont suivi, que cette solution a pu être envisagée. Néanmoins on a vu que la résidence alternée a de nombreux détracteurs au nom même de l’intérêt de l’enfant. J’ai mis en évidence les débats qui animent aujourd’hui les professionnels de la famille et aussi les parents: mise en doute des capacités éducatives égales des parents, nécessité pour le petit enfant d’avoir une continuité dans la prise en charge, volonté des femmes de garder l’exclusivité de leur rôle de parent auprès des enfants. Ces débats manifestent la persistance de logiques antérieures qui voyaient le divorce comme perturbant, voire pathologique pour l’enfant et qui préconisaient la résidence unique de l’enfant chez la mère pour garantir à l’enfant une certaine stabilité et réduire ainsi les effets négatifs de la rupture. Cette nouvelle régulation des ruptures familiales qui implique un passage à la «démocratisation des relations familiales», pour reprendre l’expression de Jacques Commaille et de Claude Martin 48 , suscite encore beaucoup de résistances et de discussions.
La question dès lors est: faut-il essayer de dépasser ces oppositions et faire en sorte que les parents qui divorcent puissent voir dans la résidence alternée une solution «moderne», leur permettant de rester à distance et en même temps en lien avec leurs enfants? Faut-il leur faire comprendre que si le juge l’impose en cas de conflit à titre provisoire, c’est pour leur permettre d’essayer une voie qui peut se révéler positive pour eux? Ou au contraire faut-il réserver cette solution aux seuls parents qui la souhaitent et y adhèrent librement, sachant que la résidence alternée ne peut fonctionner que si elle est portée par les parents qui se reconnaissent mutuellement des compétences de bon parent dans le cadre d’un accord fort? Ordonner la résidence alternée serait alors aller contre l’esprit même d’une solution qui nécessite, par définition une démarche volontaire des ex-conjoints. Ce même dilemme est présent dans l’obligation faite aux parents d’assurer une prise en charge des enfants basée sur la coparentalité. Ou encore dans l’encouragement qui est fait aux couples d’aller en médiation. On pourrait penser que ces difficultés d’application
FamPra.ch-2006-591
n’invalident nullement la loi et les valeurs d’égalité et d’intérêt de l’enfant auxquelles elle répond. Il suffirait, pour y remédier, d’éduquer à la parentalité, de promouvoir l’égalité homme–femme dans la société et d’augmenter les capacités de négociation au sein des couples.
--------------------------------------------------------------------------------
1 Beaucoup des thèmes évoqués dans cet article ont été élaborés avec Benoit Bastard, sociologue au CNRS, au cours de recherches réalisées conjointement depuis plus de 20 ans.
2 Durkheim, La famille conjugale, L’année sociologique 1982, 35–49.
3 Parsons/Bales, Family, Socialization and Interaction Process, Glencoe 1955.
4 Neyrand, Sur les pas de la Maison Verte, des lieux d’accueil pour les enfants et leurs parents, Paris 1995.
5 Circulaire DIF/DAS/DIV/DPM no 99–153 du 9 mars 1999, relative aux réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (REAAP).
6 Bastard/Cardia-Vonèche, Divorcer autrement: la médiation familiale, Paris 1990.
7 Loi no 2002–305 relative à l’autorité parentale du 4 mars 2002.
8 Baurin, Pour poser les termes du débat, Divorce et séparation, La garde alternée, 2004, 11–13.
9 Bastard/Cardia-Vonèche, Divorce, précarité économique: comment font-elles? Les stratégies d’adaptation des familles monoparentales, Espace et Familles 7/1990, 1–73.
10 Neyrand, L’enfant face à la séparation des parents. Une solution, la résidence alternée, Paris 1994.
11 Loi no 70–459 du 4 juin 1970, CCFr.
12 Art. 287 du CCFr.
13 Loi no 75617 du 11 juillet 1975 portant réforme du divorce.
14 Art. 373–2 du CCFr.
15 Art. 302 du CCFr.
16 Art. 303 du CCFr.
17 Art. 287 du CCFr.
18 Dans 84,8% des cas, les enfants résident chez la mère, Léridon/Villeneuve-Gokalp, La double famille des enfants de parents separés, Population No 1, 1999, 9–36.
19 Arrêt de la Cour de cassation du 2 mai 1984.
20 Loi no 87–570 du 22 juillet 1987, appelée «Loi Malhuret».
21 Art. 373–2 CCFr.
22 Art. 287 du CCFr.
23 Loi no 93–22 du 8 janvier 1993.
24 Art. 287 du CCFr.
25 Loi no 2002–305 du 4 mars 2002, relative à l’autorité parentale.
26 Art. 373-2-9 du CCFr.
27 Art. 373-2-9 al. 2 du CCFr.
28 Neyrand, La résidence alternée, réponse à la reconfiguration de l’ordre familial, Les enjeux d’un débat, Recherches familiales 2/2005, 85.
29 Kellerhals/Perrin/Steinauer-Cresson/Vonèche/Wirth, Mariages au quotidien, Inégalités sociales, tensions culturelles et organisation familiale, Lausanne 1982.
30 Théry, Différence des sexes et différences des générations, L’institution familiale en déshérence, Esprit 12/1996, 65–91.
31 De Singly, Le soi, le couple et la famille, Paris 1996.
32 Le Gall/Beltahar, La pluriparentalité, Paris 2001, 4.
33 Martin, La parentalité en questions, Perspectives sociologiques: rapport pour le Haut Conseil de la Population et de la Famille, Paris 2003.
34 Barrère-Maurisson/Rivier, L’enfant au centre, Sciences humaines vol. 135, 2003, 14.
35 Poussin, La résidence alternée est-elle nocive pour les très jeunes enfants?, Divorce et séparation, la résidence alternée, 2004, 25–42; Poussin/Lamy (éds), Réussir la garde alternée, Paris 2004.
36 Goldstein/Freud/Solnit, Beyond the Best Interest of the Child, New York 1997.
37 Dolto, Quand les parents se séparent, Paris 1988.
38 Berger/Gravillon, Mes parents se séparent, Paris 2003.
39 Neyrand (n. 10); Neyrand (n. 28).
40 Neyrand, De l’incapacité présumée du père à s’occuper du bébé, La question de la résidence alternée du jeune enfant, Dialogue 2002, 111–117; Décoret, A propos de l’article de M. Berger, Le droit d’hébergement du père concernant l’enfant, Dialogue 2003, vol. 159, 119–121.
41 Lamb, The Role of the Father in the Child Development, New York 1976.
42 Camus/Labrell/Zaouche-Gaudron, Le rôle du père dans le développement de l’enfant, Paris 1997.
43 Appel circulant sur le Net en 2004, émanant d’un mouvement de pères; sans signature.
44 On pense à des mouvements comme «SOS papa», «Halo papa», le MCP (mouvement de la condition parentale, autrefois paternelle).
45 Kellerhals/Perrin/Steinauer-Cresson/Vonèche/Wirth (n. 29).
46 Barrère-Maurisson/Buffier-Morel/Rivier, Le partage des temps et des tâches dans les ménages, la documentation française, Cahier Travail et Emploi 2001, 143. L’enquête du Groupe Division Familiale du Travail de MATISSE menée en 1999 a mis pour la première fois en lumière, défini et quantifié le travail parental: 1/3 fait par les pères, 2/3 par les mères.
47 Moreau/Munoz Perez/Serverin, La résidence en alternance des enfants de parents séparés devant les juges aux affaires familiales: enquête sur un échantillon de décisions prononcées par les JAF du 13 au 24 octobre 2003, Paris 2004, 23.
48 Commaille/Martin, Les enjeux politiques de la famille, Paris 1998.
So, nun.
Gruß
haddock
Hallo Haddock,
ich habs Dir grad übersetzt. Voila:
I., Einführung
Die familiären Strukturen haben an diesen letzten Jahrzehnten wichtige Veränderungen erlitten. Man kennt die sichtbarsten es Zeichen am demographischen Niveau: Rückgang der großen Familien, Senkung der Zahl der Hochzeiten und Zunahme von den Kohabitationen außerhalb der Hochzeit, Rückgang der Zahl von Kindern und mehr von den Müttern vorgerücktes Alter, Erhöhung der Zahl der Scheidungen und der Familien monoparentales sowie der wieder zusammengesetzten Familien. Man erlebt ebenfalls das Austreten von neuen Formen von Elternschaft dank der Entwicklung von der ihr geholfenen Fortpflanzung, Fertilisation mit Gebern des Spermas, homosexuellen Leihmüttern oder Eltern mit. Das Modell von sie «eheliche Familie» von Durkheim 2 definiert und 3 dann von Parsons in einer Perspektive fonctionnaliste theoretisiert es wird so wieder in Ursache zurückgestellt und er sich ab den Jahren 1960 erschüttert hat gefunden. Ihn Hochzeit, Institution zeigen parsonien, wer der das Paar, die Familie und sie, Abstammung, definiert, nachlässt und immer zerbrechlicher wird, wie ihn von Typ die Indikatoren in Steigerung des divortialités, der Kohabitation, der Geburten außerhalb der Hochzeit und der Ehelosigkeit.
Diese ganzen Veränderungen streichen jenseits der Mannigfaltigkeit von diesen familiären Strukturen neue Art, den Platz des Individuums zu konzipieren, Ehegatten, Verwandten oder Kind heraus in der privaten Kugel und er sich nur entsprechend den Bewegungen von Privatisierung des familiären Funktionierens und von Individualisierung der familiären Bande umfasst. Sie zeugen gleichzeitig von einer Trennung der verschiedenen, der Familie zugeteilten Rollen, was er handelen sich um die Fortpflanzung und um die Sexualität, von sie
FamPra.ch -2006-577
conjugalité und Elternschaft. Diese ganzen Entwicklungen haben zur Folge gehabt, die Repräsentation der Familie und der familiären Brüche zu ändern.
Meine Absicht in diesem Artikel ist centration, zu verstehen, wie, auf ihn Individuum und Trennung der elterlichen und ehelichen Funktionen haben die Repräsentation der Familie und der familiären Brüche geändert und zurückgegeben Mögliche der von den Kindern bei den Trennungen unterschiedlichen Formen von Übernahme. Der abgewechselte Wohnsitz bildet einen Entwickler und einen Analysator der Entwicklung von diesen Konzeptionen. Wie sich äußert und sich konkretisiert dieses Band, Verwandtenkind, in der verbundenen Familie und in der voneinander getrennten Familie? Welche sind die Schwierigkeiten und die Sorgen, die was seine Beibehaltung betrifft anhalten? Diese Veränderungen sind nicht erfolgt ohne was Debatten und Spannungen, die sich auf von nur diesem Osten, der Familie, unterschiedliche Konzeptionen beziehen, kommen hervor.
An mehreren Jahrzehnten befragt die Beziehung, Verwandtenkind, seither nämlich die Professionals der Familie. Wie ein Band zwischen jedem der Eltern und das Kind festlegen, ohne dass dieser hier zu exklusiv oder zu entfernt ist? Man hat mehrere Vorrichtungen, die dazu haben, die Elternschaft zu stützen, indem das Ziel jedem der Eltern einen wichtigen Platz macht, hervorkommen sehen. Unter den ersten, die Gründung der grünen Häuser durch Dolto: diese Räume haben die Verhütung der Funktionsstörungen der Beziehungen, Mutterkindes, zur Rolle. 4 diese Orte von Empfang wollen gleichzeitig im Vergleich zu ihren Kindern die Isolation der Mütter und ihre zu exklusive Investition vermeiden, die Gleichgültigkeit der Mutter und des Kindes an einem frühen Stadion vereinfachen, indem er er gleichzeitig dem Vatergesicht einen wichtigen Platz gibt und er so die Phänomene von «Ersticken» des Kindes verhindert. Man kann auch an die Aufstellung in Platz in Frankreich im Jahre 1998 denken von Netzen ' hört von Stütze und von Begleitung der Eltern (REAAPs). 5 die stark von den REAAP ermutigte eine der Modalitäten von Arbeit ist gewesen, die Schöpfung von «Gruppen von Wort», die den Eltern erlauben, an die Schwierigkeiten, die sie in der Erziehung von ihren treffen, zu erinnern, in jedem Departement hervorzurufen, Kinder und von erhalten einer Unterstützung von von Professionals und von Eltern wer sich befinden in sie gleich Situation was sie.
Die Situationen von Trennung rufen bei den Professionals der Familie über die Art, die Berichte zwischen den Eltern neuzugestalten, um dem Kind die Beibehaltung der Bande zwischen seinen zwei familiären Netzen zu garantieren, Fragen um so mehr hervor. Am Niveau des Rechts hat diese Sorge seinen Ausdruck in allen modernen Gesetzgebungen, die die gemeinsame elterliche Gewalt eingeführt haben, und die Möglichkeit einer zwischen den zwei Heimen aufgeteilten Unterbringung gefunden. Er von der Übernahme der der Trennung verdankt werdenden Schwierigkeiten übt aus, man die Aufstellung in Platz erlebt mit am Niveau dieser
FamPra.ch -2006-578
zwanzig letzte Jahre, Dienste der Vermittlung und der Orte von Empfang für das Recht von Besuch. 6 die Debatte über die mehr oder weniger geteilte Betreuung der Kinder durch die Eltern ist unter den sozialen Arbeitern, den Psychologen, den Kinderärzten, den pédopsychiatres, noch sehr gegenwärtig. Man fürchtet um die emotionale Stabilität des Kindes, der Wirkungen von häufigen Rückkehrhinfahrten, von einer Seite zwischen zwei Heimen, vor allem wenn es sich um kleine Kinder handelt, ich daran werde zurückkommen. Man fürchtet nur den Zwischenraum vom anderen Besuche führen nicht zum Bruch der Bande zwischen dem Verwandten und den Kindern, mit denen er nicht am Alltagsleben teilt, mit seinen Folgen für die Übernahme über den praktischen und wirtschaftlichen Plan soweit Gefuhls-.
Im vorliegenden Artikel werde ich mich auf die französische Erfahrung, die den in Recht der Familie abgewechselten Wohnsitz seit 2002 eingeführt hat, konzentrieren. 7 ich an die sozialen Veränderungen, die gemacht haben, werde erinnern, dass diese Lösung heute «pensable» ist, und einer im Falle einer Scheidung formt, dass man davon machen kann. Ich werde dann heute an die Debatten, das Spiegelbild von «ideologischen» und politischen Konzeptionen nur dieses Ostens, an denen der abgewechselte Wohnsitz Ort gegeben hat, indem er zeigte, was diese hier haben, erinnern die Familie und das Interesse vom Kind.
II. Der abgewechselte Wohnsitz: Definition und Einführung im Recht
Es existieren zahlreiche Ausdrücke, um eine Form von Organisation von Teilung der Zeit und der Übernahme des Lebens des Kindes festzustellen, wenn die Eltern getrennt werden. Nach den Gesetzgebungen von verschiedenen Ländern wird man über «abgewechselte Wache», «geteilte Wache», «abgewechselten Wohnsitz», «Wohnsitz in Wechsel», «paritätischen Wohnsitz», «abgewechselte Unterbringung», «parallele Wache», «gemeinsame Wache» oder noch «gemeinsame körperliche Wache» (Fuge custody oder aneinander gefügtes physical custody in den USA) reden. 8
In Frankreich widmet das Gesetz von 2002 das Ende «des abgewechselten Wohnsitzes». Er wird abwechselnd von jedem der Eltern für eine gegebene Zeit an einigen Tagen in der Woche eine Woche auf zwei, sogar eine längere Zeit des Kindes angenommen ohne notwendigerweise was die Zeiten desgleichen für jeden der Eltern Länge seien. Diese geteilte Art, sich um die Erziehung der Kinder zu kümmern, wird konkret durch ein nicht vernachlässigbares Teil der Bevölkerung seit 30 Jahren existiert und ausgeübt von getrennt und scheiden gelassen, während er sich an Contrastrom der juristischen Gebräuche niederlässt. Wir hatten in einem es um die Art, deren Frauen in Situation monoparentale die Beziehung mit dem Vater ihrer Kinder verwalten, dabei gehenden Studium getroffen von
FamPra.ch -2006-579
nachdem Familien ein breites Recht von Besuch veranschlagt haben, gehe eine von Wohnsitz in Wechsel, die den zwei Eltern erlaube, bei ihren Kindern sehr anwesend zu sein. 9 die Suche von Neyrand 10 hat sich auf Eltern konzentriert, die den Wohnsitz in Wechsel seit mehreren Jahren ausgeübt hat, sei gut vor dem Gesetz von 2002. Jedoch, für die Richter ebenso wie für die Mehrzahl der Eltern, es war schwer, sich vorzustellen, dass ein Kind dann abwechselnd beim einen beim anderen Verwandten im Falle einer Trennung leben kann. Die Annahme im Recht vom abgewechselten Wohnsitz ist also die Frucht von einer langen Entwicklung. Der abgewechselte Wohnsitz ist «verboten» gewesen Interesse der Kinder während mehrerer Jahre im Namen verboten, sie von den gesetzgebenden Texten wird gewidmet und sie wird ermutigt, denn sie wird gesehen wie der Ausdruck der Ko-Elternschaft selbst, heute.
Erinnern wir kurz an die verschiedenen Etappen der Entwicklung der Gesetzgebung, die die Beziehungen zwischen nicht mehr unter dem gleichen Dach lebenden Kindern und Eltern definiert haben. Die erste Veränderung hat im Jahre 1970 im Gesetz auf der elterlichen Gewalt eingegriffen. 11 der Begriff von «väterlicher Macht» ist beseitigt worden, um von dieser «von elterlicher Gewalt» ersetzt zu werden. An der Übung gehört elterliche Gewalt künftig während der Hochzeit den Vater und Mutter. Das ist gegen die Dankbarkeit des Interesses für die Elternschaft der erste Schritt, das Wort wird im französischen zivilen Code eingeführt. Bei der Trennung der Ehegatten hält Osten sie Eltern dem einem oder dem anderen von ihr anvertraut. 12 die Elternschaft falls sie besser erkannt wird, wird es jedoch auf eine Weise 13, das in allen Scheidungen einer am anderen Zergliederung der elterlichen Gewalt, Sorgerecht am einen, Recht von Besuch und Unterbringung vorhersehende Gesetz, die nicht gemeinsam ist, ausgeübt. 14 das Sorgerecht verleiht an der Übung der elterlichen Gewalt dem Wächterverwandten, 15 der andere Verwandte behält « das Recht, die Unterhaltung seiner Kinder und die Erziehung ihrer zu überwachen, und es wird gehalten werden, dazu an Proportion seiner Fähigkeiten beizutragen, ». 16 die Wache unteilbar bleibt, das Kind sich unter der Gewalt des Wächterverwandten befindet und er bei ihm wohnt. Das Ende «Wohnsitz» existiert nicht. Die Reform der Scheidung in 1975 setzt dem Band zwischen dem Unrecht von jedem Ehegatten und der Zuteilung der Wache ein Ende und führt die Berücksichtigung der Vereinbarungen in der die Wache betreffenden Entscheidung ein, aber ändert das Prinzip des exklusiven Charakters von dieser hier nicht. 17 diese Situation ruft Unzufriedenheit hervor und von
FamPra.ch -2006-580
kritisierst vor allem von den Vätern, die von der täglichen Übernahme vom Kind, der Wache weggeschoben, während sie sind, dastehen, Fälle in der großen Mehrheit der Mutter anvertraut. 18
In der Zeit, die folgt, beobachtet man mehrere Versuche, die dazu abzielen, es einzurichten, dass die Eltern eine «gemeinsame Wache» erhalten können, werden alle von den Gerichten weggeschoben. Im Jahre 1984, zum Beispiel, diese Praxis, die sich ein bisschen entwickelt hatte, von einem Halt des Hofs von Ungültigkeitserklärung vom 2. Mai wird verboten. 19
Im Jahre 1987 beantwortet das Gesetz, Malhuret 20, die Kritiken, Tagestatsache, die sich sind, über die Unmöglichkeit, eine gemeinsame Betreuung der Kinder in Praxis zu setzen. Sie beseitigt den Wachbegriff und gestaltet an der Übung der elterlichen Gewalt neu. Der Gesetzgeber meint, dass die elterliche Gewalt gemeinsam ausgeübt werden kann, falls die Eltern einverstanden sind: « die elterliche Gewalt wird ausgeübt er gemeinsam durch die zwei Eltern habe, er durch diesen von ihnen, denen das Gericht sie anvertraut hat, habe ». 21 man den Begriff von «üblichem Wohnsitz» wie einem verschiedenen Begriff erscheinen sieht, aber wer ausdrücklich «in Wechsel» eine familiäre Organisation schließt aus, also gegensätzlich zum Interesse des Kindes beurteilt. Der Richter muss den üblichen Wohnsitz des Kindes zeigen. 22 im Jahre 1993, man rückt noch von einem Schritt vor: die Eltern behalten alle an der Übung der elterlichen Gewalt zwei. Er wird die Norm und Primat wird der Vereinbarung gegeben von den Eltern, die den Wohnsitz ihrer Wahl von einer gemeinsamen Vereinbarung wählen. 23 der Richter wird nicht gehalten, den Wohnsitz des Kindes nur mangels Vereinbarung zwischen den Eltern zu befestigen. 24 der Artikel 287 des zivilen Codes bekräftigt die Unmöglichkeit für den Richter, in Wechsel einen Wohnsitz zu gewähren. Endlich das Osten 25, das Gesetz vom 4. März 2002, der eindeutig die Eltern erlaubt, sich für einen abgewechselten Wohnsitz zu entscheiden: «Der Wohnsitz des Kindes kann in Wechsel dem Wohnsitz von jedem der Eltern oder dem Wohnsitz vom einen von ihnen befestigt werden». 26 dieses Gesetz fügt hinzu, was, « hat die Bitte dem einen von den Eltern, oder der Richter provisorisch in Wechsel, dessen Dauer er bestimmt, einen Wohnsitz ordnen im Falle einer Unstimmigkeit zwischen ihnen über den Modus von Wohnsitz des Kindes kann. Der Richter entscheidet endgültig über den Wohnsitz am Ende von dieser hier in Wechsel am Wohnsitz von jedem der Eltern oder am Wohnsitz vom einen von ihnen ». 27 die vom Gesetz eingeführte Änderung von 2002 wohnt
FamPra.ch -2006-581
in der Macht des Richters diesem der Eltern, der um den exklusiven Wohnsitz bat, den abgewechselten Wohnsitz vorzuschreiben und in diesem Sinn vorläufige Maßnahmen zu treffen. Jedoch prämiert die Vereinbarung der Eltern die Entscheidung des Richters weiter. Dieser letzte kann für eine andere Modalität von Übernahme keinen abgewechselten Wohnsitz an Eltern, die sind, von Vereinbarung vorschreiben.
III. Der abgewechselte Wohnsitz, Wirkung der Änderungen der Familie und der Gesellschaft
Warum ist der abgewechselte Wohnsitz heute denkbar, während sie den Gegenstand von einem großen Misstrauen, sogar von Kämpfen, um davon zu verhindern, der Praxis, gemacht hat? Welche sind in gewissen Fällen die Änderungen der Familie «wünschenswertes pensable» sogar selbst, die sie zurückgegeben haben?
Ich habe in Einführung die verschiedenen demographischen Entwicklungen, die auf den familiären Strukturen interveniert haben und die tief die Repräsentation und die Bedeutung der Hochzeit geändert haben, und familiäre Brüche, Bedeutung, die die immer mehr um die Individuen gebrachte Kugel hochhebt und die den Verlust des institutionellen Charakters der Union zeigt, erwähnt. Wie Neyrand ihn ruft zurück, 28 «die Hochzeit ist von der Sexualität, von der Fortpflanzung, vom conjugalité und von der Elternschaft nicht mehr dieses unlösbare Sakrament, das die familiäre Union gründete und das den Rahmen für die Ehegatten definierte, indem sie sie endgültig liest». Die Mitglieder des Paars beschließen heute zusammen den Sinn und den Umfang, die sie von dort ihrer Beziehung geben wollen, greifend oder Nein an der Hochzeit. Ihre Beziehung stellt nicht gezwungenermaßen alle Aspekte ihrer Existenz ein. Sie organisieren ihr Leben des Paars und ihr Haus- und berufliches Leben, wie sie ihn hören und so frei über die Zahl von Kindern entscheiden. Man davon zum Beweis für die Beispiele hat, selbst wenn sie nicht völlig der sozialen Entschlossenheit entkommen, wie die an einem oder zwei liegenden Beharrlichkeit vom homogamie und Zahl von Kindern trotz der geschenkten Freiheit durch die Empfängnisverhütung, die Paare haben ihn Eindruck eine Autonomie ergänzt in ihr Wahl Gefuhls- und in ihn Organisation von ihnen Existenz. Dieser Prozess von Individualisierung sie die Meister von Werk ihrer Geschichte, das frei über die verschiedenen Etappen ihrer Strecke entscheiden kann, dazu geführt, sich zu fühlen. Diese Freiheit und diese Autonomie haben ebenfalls Wirkungen auf den Bruch der Unionen. Während er sich um die Beziehung von Paar handelt, scheint er heute rechtmäßig, dass jeder mehr dazu neige in der Beziehung mit seinem Partner die Vorteile und die Nachteile seiner Investition zu berechnen und davon zu bedenken, die Alternativen. Der Bruch erscheint wie ein möglicher Ausgang, sogar wünschenswert wenn die die Beziehung von Paar betreffenden persönlichen Erwartungen nicht mehr sind, befriedigen. Die Trennung
FamPra.ch -2006-582
ist ein strukturelles Element des Ehemodells geworden, 29 das, was die Steigerung der Scheidungen seit 1965 erklärt. Die Scheidung wird nicht mehr als ein déviance, sogar eine Katastrophe noch wie der Tod der Familie gesehen. Er hat sich normalisiert und sich banalisiert. Die allgemeine Idee ist, dass die Mitglieder des Paars alle zwei Verantwortlichen für ihre Trennung sind: die Scheidung «Fehler», das einzige Mögliche bis Ende der sechziger Jahre, hat an der Scheidung «Konkurs» Platz gemacht. Im Schutz der Reformen ist die Frage der Betreuung der Kinder völlig vom Begriff von Fehler getrennt worden. Der Fehler ist nicht mehr ein Motiv, das rechtfertigt, dass alleine ein Verwandter, der unschuldige Verwandte, bedacht wird, dazu geeignet, sich um seine Kinder zu kümmern. In mehreren Ländern haben die Richter klar die Frage schon in dem In-Kraft-Treten von den ersten Reformen vom Recht von der Scheidung von der ihn zu respektieren, dazu geeigneten Zuständigkeit der elterlichen Rechte, das Interesse vor dem Kind zu bewahren, indem er ihn diesem von den Eltern, der der meiste ist, anvertraut, von dieser von der Bestimmung der Verantwortungen von der Uneinigkeit, ihnen, seiender Sorge, getrennt. Das Bild hat sich sogar von einer «gelungenen Scheidung» durchgesetzt, um den Ausdruck von einem Richter des Gerichts der familiären Angelegenheiten zurückzunehmen. Die neue Norm ist die Verpflichtung sich zu einigen, eine gleichsinnige Lösung zu suchen geworden. Von den Personen, die sich trennen, wird erwartet, dass sie eine «vernünftige» Verwaltung der Folgen der Scheidung erreichen, was er handelen sich um den wirtschaftlichen Plan, indem er für die Unterhaltung der Kinder, gegebenenfalls für den anderen Verwandten adäquate Zahlungen vorhersieht, oder was er handelen sich zwischen Kind und Eltern um die Organisation der Beziehungen. In diesen «guten» Scheidungen behalten die Eltern alle die zwei der mit ihren Kindern gestützten Bande. Gesamtheit, alleine oder mit der Hilfe der Professionals nach ihren Wünschen und ihren Bedürfnissen sie die Bedingungen der Reorganisation der Familie bezugnehmend auf die Trennung definieren und sie sie handeln aus. Der bedingungslose und unlösbare Charakter des Bands sich ist an der Beziehung am Kind Vertriebener der Beziehung von Paar. Dieses von den zwei Eltern, von nun an unveränderlicher Bedingung geteilte elterliche Band wird bekräftigt wie eine das symbolische wie er Théry gesagte Feld strukturierende rechtmäßige Norm. 30
Jenseits dieser neuen Repräsentationen von dem, was das Wesen in Familie bedeutet, hat es verschiedene spezifischere Veränderungen unseres Modells von Familie, um denken zu können, dem abgewechselten Wohnsitz, gebraucht. Trotz der Zunahme der Trennungen ich drei davon werde erwähnen, die mir scheinen, die Entwicklung der familiären Mentalitäten, die ermöglichen, heute eine Praxis, die während lange disqualifiziert worden ist, zu beabsichtigen, festzustellen. Ich werde zuerst an die Repräsentation erinnern, dass wir Beziehungen innerhalb der Familie haben. Ich werde dann das Austreten des Begriffs von Elternschaft neben dieser von conjugalité zeigen. Und ich werde stempeln um zu beenden ihn
FamPra.ch -2006-583
Änderung der sozialen Berichte zwischen Männern und wichtigem Frauen wie Faktor in der Änderung der das Interesse des Kindes betreffenden Mentalitäten.
1. Der abgewechselte Wohnsitz vielleicht beabsichtigt insofern als man anders denkt, berichteten sie in der Familie. Die Beziehungen zwischen Mitgliedern der Familie ruhen weniger von der Institutionshochzeit auf den Zwängen von Rolle, die ihnen früher im Rahmen vorgeschrieben waren, aus. Die Mitglieder der Familie genießen heute frei in der Verwaltung der zwischenmenschlichen Beziehungen eine größere Autonomie gewährt, gestützt gibt auf den Affinitäten Individuen ein, dass sie Kinder oder Eltern seien. Der Imperativ ist von sich auch am Kontakt der Mitglieder der familiären Gruppe sich selbst und dieses aufblühen lassen. Die zeitgenössische Familie wird «zwischenmenschlich», wie sagt von Singly. «Die Form von Privatleben, das jeder wählt, erfordert heute kaum äußerliche Rechtmäßigkeit, Übereinstimmung an einer Institution oder noch Moral. Sie strukturiert sich vor allem über die gegenseitige Dankbarkeit der Personen, die zusammen über den Respekt, als der sie auftreten, leben, ». 31 dieser Begriff von Wahl- und zwischenmenschlicher Familie, was man kommt erinnern, hat in Verschiebung mit der traditionellen Repräsentation der Familie, in der man eine Gruppe von Eltern von Kindern und in einer hierarchischen Situation im Vergleich zu ihnen einer Gruppe gegenübergestellt findet, und eine Regelung wer sich geworden durch von Status und von Zuweisungen von Rollen, was er sich handelen von Rolle von Vater, von Mutter, Kinder oder von Großeltern. Dieser satzungsgemäße Typ existiert noch, aber mit ihm wird konkurriert, durch dieses neue zwischenmenschliche Modell, darin es sich weniger um eine Beziehung von Gruppe an Gruppe - Kindern und Eltern handelt als von einem zwischen jedem Verwandten und jedem Kind individualisierten Band. Die Regelung macht an der Verhandlung von den Räumen und der persönlichen und familiären Zeiten mehr an der Verständigung Platz. Oder, um ihn mit dem Gall 32 zu sagen, « der der Liebe gegebene Primat, das, was zur direkten Folge gehabt hat, die Formen von Privatleben vielseitig zu machen, hat den Aufschwung von auf die Verpflichtung, die Echtheit, gegründeten vertraglicheren Beziehungen an der Zuneigung in einem egalitäreren Kontext (Zunahme und Dehnung der Schulzeit der Mädchen, von den Frauen am Arbeitsmarkt wachsende, an weiblichem Gebrauch empfängnisverhütende Zugänge) begünstigt. Von einem einmaligen Modell von Leben in Familie sind wir an einer Diversifikation der Lebensweisen in Familie vorbeigegangen.»Die Soziologen richten heute die Erscheinung einer gewissen Mannigfaltigkeit der Arten, in Familie zu sein. Ab dem Moment, in dem man eine solche Konzeption der Familie hat, verbunden, kann man die Beharrlichkeit von diesen gleichen Banden, Kindereltern, ein Mal, dass die Familie getrennt wird, halten. Die Trennung und die Scheidung sind von nun an ohne Wirkungen auf den Beziehungen des Verwandten mit seinem Kind. Die Familie existiert nicht mehr, sie wohnen nicht im Kind zusammener unter dem gleichen Dach, aber es kann persönlich an jedem hängend bleiben
FamPra.ch -2006-584
von seinen zwei Eltern sowie an seinen zwei Nachkommenschaften. Alles passiert, als wenn die familiären Beziehungen sich in der modernen Familie ab dem Kind, wer am Zentrum der familiären Konstellation ist und zwischen den Familien der Bürge der Bande wird, bauten, mütterlich und Vater-. Der abgewechselte, bisher von der Rechtsprechung für verhängnisvoll für die Kinder gehaltene Wohnsitz findet sich rehabilitiert, nachdem das Gesetz, das präzisiert, dass das der Richter ist, der den Wohnsitz des Kindes bei den zwei Eltern oder beim einen von ihnen befestigt, ihn sonst gefördert hat. Diese Entwicklung ist nur möglich gemacht worden, weil man fertig ist, von die Familie unter dem Aspekt von einer Beziehung, die eine Zeiteinheit erfordert, von Ort von gemeinsamer Aktion halten.
2. Das, ein zweites Element, das man in Erwägung zieht um zu empfangen, nur Osten, der das ist das Austreten des Begriffs von Elternschaft wie ein verschiedenes Phänomen vom conjugalité, abgewechselte Wohnsitz. Man findet heute, dass er möglich ist, in der Verlängerung von dem, dass ich gerade über die Änderung der Familie gesagt habe - und wünschenswert vor allem im Falle eines Konflikts - von die Arten voneinander trennen, als Ehegatten und als Verwandtem Erwachsene zu sein. Er scheint seiend, dass jeder der Eltern persönlich in die so wieder in Ursache die einmalige Anwesenheit und das Monopol auf die Mütter zurückstellende Erziehung der Kinder verwickelt wird, wichtig. Er scheint rechtmäßig, sogar er scheint wünschenswert, dass gleiches Gegenstück, die Union, jeder unabhängig vom anderen eine Beziehung mit seinem Kind haben könne. Ein Vater sein, oder eine Mutter notwendigerweiser nicht durch die Vermittlung des Paars vorbeigeht. Dieser hier tritt so den Platz an einer Individualisierung der elterlichen Beziehung ab. Man weiß, dass sie während der dreißig letzten Jahre hervorgekommen hat, ohne die Geschichte des Begriffs von Elternschaft zu wiederholen, wie ein Mittel, alles das, was er von der Rolle des Verwandten enthalten aussieht, zu bezeichnen. 33 der Begriff schickt weniger von der Abstammung und von der Verwandtschaft an der Frage zurück, dass sie die Rolle des Verwandten und die Investition, die er vermutet, nicht bewertet. Die Elternschaft bezeichnet die praktischen, Gefuhls-, von der Betreuung der Kinder psychologischen Aspekte. Das ist ein Beruf, das ist eine Verantwortung, das ist auch eine Ladung. Das, was uns zu einem anderen Charakteristikum der Elternschaft bringt: sie dazu neigt, das Geschlecht vom Verwandten zu beseitigen, es sich um eine Rolle zum Nehmen handelt eine Rolle wer ist wert, so viel als für die Frauen für die Männer. Das Austreten dieses Begriffs, man sieht ihn gut, man ist ein vorheriges Wesentliches, um es zu denken, der abgewechselte Wohnsitz, insofern als sie ermöglicht, von verschiedener Weise, der Rolle Mutter oder Vaters von diesem von Gatten oder Frau, zu denken. Die Modalitäten während sie sich so Zufälligkeiten vom ehelichen Leben von ihren Eltern, der Trennung von den Rollen gelöst findet, erlaubt die Trennung vom Paar alles von der Betreuung der Kinder, indem sie die Beziehungen, Kindereltern, behält. Der Bruch des Paars stimmt überein, man hat ihn gesehen an der modernen Anforderung der Erwachsenen, Lebensmittelmacht, ihres Lebens von dort eine Union verlassen
FamPra.ch -2006-585
eine andere bilden - also gleich was von den Kontakten mit ihnen haben sie Kinder gehabt und möchten sie das bewahren. Er rührt davon her, dass man heute findet, was, in der Scheidung, oder die Trennung, die Erwachsenen in Konflikt ihre Berichte betreffend sein können - und sich also Fernhalten der eine dem anderen als Ehegatten - , soweit sie in Vereinbarung die Erziehung ihrer Kinder, dessen, was den Ko-Elternschaftsbegriff einführt, betreffend zurückbleiben. Man weiß, dass das eine schwere Operation ist - das ist sogar die «Quadratur vom Kreis». Die Sachen sind um so mehr nur kompliziert man bedenkt - das wer der Fall des französischen Gesetzgebers ist - Elternschaft was an der Übung nicht nur ein Recht aber auch eine Aufgabe der Eltern ist, was er vom Interesse des Kindes ist, auf sie zählen zu können, und. Seitdem was das «Gesamtheitswesen», Eltern, und Kinder er sich nicht mehr schreibt vor wie eine unantastbare Norm, alles auf diese Vielzahl von familiären Formen verzichtet, als wenn die Beziehung, Verwandtenkind, das neue organisatorische Prinzip wurde. Barrère Mausrisson und Rivier schlagen übrigens vor, die Familie ab dem Paar aber eher ab der Beziehung, die das Kind unterhält, mit seinen Eltern auch nicht zu definieren. Die Elternschaft kann «zweiseitig» sein oder «einseitig» sein, nach was das Band mit den zwei Eltern oder mit einem alleinen wird bewahrt. 34
3. Ich erreiche die dritte Dimension von dort: der Ausgleich der Positionen der Männer und der Frauen. Die andere wesentliche Dimension der sozialen Veränderung, die ermöglicht, das Austreten des abgewechselten Wohnsitzes zu umfassen, das ist die Änderung von Rollen der Geschlechter. Den abgewechselten Wohnsitz zugeben und ihn ausüben, das ist erkennen, dass die Kinder ihren zwei Eltern gehören, dass diese hier die gleiche Rechtmäßigkeit, zu sie übernehmen, dass die zwei Eltern verantwortlich für das Kind sind, haben, sie verdanken das sich ein Minimum koordinieren, dass sie die ihren Rhythmus von Leben, die Schule, die Freizeit, die Gesundheit, um dem Kind eine harmonische Entwicklung zu erlauben, betreffenden Entscheidungen an ihrer Absicht aushandeln müssen. Man hat die Etappen dieser Entwicklung gesehen: man ist am Austreten des Begriffs von Elternschaft, die auf «sie annullieren» abzielt, oder auf jeden Fall, zu den Unterschied der Geschlechter im Bericht an den Kindern verdecken, Vergangenheit des Verlassens der «väterlichen Macht» endlich ihn Erscheinung von sie Ko-Elternschaft wer ist eine Weise von binden Vater und Mutter in sie Übernahme von Kinder, sie Wohnsitz abgewechselt seiend ihn eine von bildest übst aus schätzt durch sie wettet ihm übt aus von sie Ko-Elternschaft. Der abgewechselte Wohnsitz drückt also die allgemeinere Änderung der Konzeptionen, die die Rolle leiten, aus von Geschlecht in der Gesellschaft: ebenso wie die Frauen erkannt werden, fähig und eingeladen, sich in die öffentliche Kugel zu investieren, die Männer werden befunden fähig, sich um die private Kugel und um die Sorgfalt an den Kindern zu kümmern. Sie können behaupten, diese Rolle zu übernehmen, und man kann von ihnen erwarten, dass sie ihn ausführen können. Dieser Ausgleich der Rollen ist nicht
FamPra.ch -2006-586
versichert, ohne von Frage zu stellen, weil die Bedingungen nicht ganz von dort sind: mögen die Männer echt diesen Platz nehmen? Sind die Frauen bereit, sie ihnen zu lassen? Es ist wirklich möglich, die Situationen auszugleichen - oder sehr die einen und die anderen sie verfügen nicht über Trümpfe oder über unterschiedene Ressourcen, manchmal «eingeschlossen» was es schwer ist zu teilen und?
Das sind diese Fragen, die die Debatte den abgewechselten Wohnsitz betreffend schüren.
IV. Der abgewechselte Wohnsitz am Herzen der Debatten über die Konzeptionen der Familie
Der abgewechselte Wohnsitz macht Debatte. Sie setzt Interessen und entgegengesetzte Konzeptionen in Waage. Ich werde drei Debatten, die die sich zwischen ihnen artikulieren und sich in der Frage vom abgewechselten Wohnsitz ausdrücken, zitieren. Der erste betrifft die Vorteile oder die Risiken, den die Kinder, die den abgewechselten Wohnsitz erleben, laufen. Die zweite Debatte hat an der gleich vermuteten Kompetenz Männer und Frauen gemolken, um die Kinder zu erziehen. Und der dritte diskutiert endlich über, wer trägt, über die Frage, zu wissen, ob man diese die Wache vom Kind verlangende Lösung von Eltern, die in Konflikt, jedem sind, vorschreiben kann.
1. Die Frage, zu wissen, ob der abgewechselte Wohnsitz für die Kinder eine positive Lösung ist oder ob sie im Gegenteil für ihre Entwicklung Unruhestifterin ist, in den das Interesse des Kindes betreffenden Diskussionen sehr anwesend ist. Nach Kücken, 35 man sieht, dass die Debatte sehr vom psychoanalytischen Strom von Goldstein, Freud und Solnit beeinflusst wird, schon in 1973 36 wer gibt der Mutterfunktion in der Entwicklung vom Kind einen unbestreitbaren Primat. Nach diesen Autoren können die Kinder von Vorschulalter durcheinander sein von haben, zu sich vor allem von ihrer Mutter trennen, wenn sie weit von dieser hier schlafen. Dolto, sehr gegen den abgewechselten Wohnsitz seiende 37, setzt ihm er braucht vor der Notwendigkeit, ein einziges Haus zu haben, für das Kind, Bus, vor allem von der Anwesenheit der Mutter für seine Entwicklung Stabilität und Bedürfnis. Das ist hauptsächlich dieses Argument, dass man den Vätern, die um die Wache des Kindes oder die abgewechselte Wache bitten, gegenüberstellt. Seit 2002 ist dieser Einwand, überragt, im Prinzip, da der Gesetzgeber entschieden hat, dass das Kind zwei Häuser haben konnte. Die Debatte nimmt also eine neue Form in sich, die in Vorschulalter Kinder auf die Frage konzentriert. Psychiater wie R. Libermann und Herr berger haben Land gegen die für die kleinen abgewechselte Wache zu den Kindern gemacht. Das, was nach vorne getan wird, das ist dieses Mal die Spezifität von
FamPra.ch -2006-587
Rolle nourricier der Frauen und die spezifische Anhänglichkeit des Kindes an seine Mutter in den ersten Monaten seinem Leben.
Nach Schäfer, 38 ein pédopsychiatre, er ist verhängnisvoll, den Rhythmus von Alltagsleben des Kindes nach einem egalitären Modus zu teilen. Er tritt ein, damit die Trennung mit der Mutter auf eine sehr allmähliche Weise erfolgt, die jede brutale Trennung vermeide. Er sieht eine Frage von großer Dringlichkeit dort und er ruft an der Verwirklichung an von «dem Prinzip von Vorsichtsmaßnahme», indem er sehr allmähliche geteilte Modi von Übernahme vorhersieht, um die Anhänglichkeit an den Vater zu begünstigen. Im ersten Jahr dem Leben des Kindes sollte der Vater sein Schrittkind nur drei oder vier auseinander folgende Stunden nicht mehr sehen, oder er sein Kind in Wochenende nicht bei ihm würde haben dürfen vor dem Alter von drei Jahren. Im Gegensatz dazu hat Neyrand, 39 Soziologe und Psychologe von Bildung, die Gewinne nur in sein Studium auf Paaren, die den seit mehreren Jahren abgewechselten Wohnsitz ausübten, herausgestrichen können Kinder und Eltern aus dieser Praxis ziehen. Nach ihm, dem Wohnsitz abgewechselt «, unter guten Bedingungen ausgeübt, erlaubt [sie] den Eltern von eine optimale Verwaltung der Spannungen zwischen ihrer Elternschaft, ihr conjugalité und ihre Individualität realisieren, indem er vermeidet, dass sie nicht von dort es ihnen gelingt, sich in widersprüchlichen Positionen wieder zu finden, und sie produzieren - in Zusatz an den ehelichen Konflikten von den Konflikten intrapsychiques». Er tritt für die Machbarkeit von einer solchen Praxis ein - komme sogar aus «Neutralisierung» der Geschlechter für ein heraus, wenn es sich um die Betreuung der Kinder handelt. « die in das, was sie von einer elterlichen Sorge zeigt, geteilte Bitte um für ein Baby oder ein junges Kind abgewechselten Wohnsitz ist nicht nur von einem echten Wunsch nach elterlicher Verantwortung aber auch von der Existenz für das Baby von geistigen Banden biparentaux der Ausdruck was er wahrscheinlich sehr verhängnisvoll wäre zu sehen für ihn Hälfte amputieren ». 40
Gewisse Psychologen unterstreichen, dass die ohne Anwesenheit des Vaters erzogenen Kinder mehr Schwierigkeiten haben als diese, die mit zwei elterlichen Artikeln hoch sind. Man denkt an die Arbeiten von Lamb 41 in den Vereinigten Staaten und in Frankreich von Camus und alii. 42 der die Bedeutung der Vaterfunktion beim sehr jungen Kind streicht heraus. Diese Autoren unterstreichen auch die zahlreichen Schwierigkeiten treffen das durch die Folge, die Väter, die nicht früh mit ihren Kindern haben interagieren können.
Auch versuchen die Aktivisten der Vaterursache, ihre Bezugnahmen zu mobilisieren, auf der anderen Seite. Die Unterzeichnerväter fragen in einem Anruf « in den Behörden und an der Gesamtheit von intervenierend gerichtlich von die Anwendung garantieren
FamPra.ch -2006-588
voll das Gesetz vom 4. März 2002 und voll damit und, insbesondere, von seinen am abgewechselten Wohnsitz relativen Verfügungen ». 43 sie weisen hin, was, « neue Fortschritte hinsichtlich kindischer Psychologie haben klar den Gewinn von einer nahen und lebendigen Verwicklung vom Vater wie von der Mutter schon in dem jüngsten Alter des Kindes und den Eignungen für eine unterschiedene frühe Anhänglichkeit von diesem letzten herausgestrichen. Die Entscheidungen noch zu oft zufallsbedingt und uneinheitlich Richter werden an den familiären Angelegenheiten an dieser Hinsicht gewinnen, zu vom in allgemeiner Bevölkerung geführten strengen Studium geleuchtet werden, ». Der abgewechselte Wohnsitz stellt für diese Väter dar « eine Hoffnung, eine Vaterschaft zu erleben, ander dass in <pointillés>, hört auf und supplétive ». 44
2. Die zweite Debatte dreht sich um die Frage, zu wissen, ob der abgewechselte Wohnsitz nicht seine von den Frauen, die den Männern ihre Kompetenzen von Vater nicht zugestehen würden, gebremste Entwicklung sieht. Die Organisationen von aktiven Vätern radikalisieren oft das Argument und entwickeln die Idee, nach der das die «bösen Frauen» sind, die die «Fortschrittlichmänner» verhindern, ihre Rolle des Vaters zu spielen. Männer, die alle bereit sein würden eine neue Vaterschaft zu übernehmen und das Spiel der Gleichheit zu spielen zwischen den Geschlechtern, würden sich verhindert, diese Rolle bei ihren Kindern zu spielen, sehen.
Nämlich, am Niveau der Repräsentationen Untersuchungen 45 schon alt haben gezeigt, was es sehr starkes Absaugen zugunsten einer Zunahme vom Platz des Vaters existiert, nachdem die Männer und die Frauen, die das Interesse von einer wichtigeren Übernahme durch die Väter sehen, geteilt haben. Diese Praktiken werden auch ermutigt durch sie intervenierend sozial wer wie ich ihn in Einführung unterstrichen habe, haben die Sorge, das Band zwischen jedem der Eltern und sein Kind zu verstärken. Jedoch sieht man auch, was, bei den Ehegatten, diese hier begleiten sich nicht immer von Aktionen. Diese Beharrlichkeit auf der «generischen» Elternschaft darf jedoch nicht vergessen lassen, dass die Eltern Väter und Mütter, Männer und Frauen sind und dass ihre Rollen als Verwandtem nicht weder gleich sind noch symmetrisch sind. Trotz der Beschriftung des Prinzips gibt Gleichheit die Geschlechter in den gesetzgebenden Texten ein und in den sozialen Normen zwingt Osten immer mehr von feststellen, dass es zwischen den Rollen des Vaters und der Mutter keine strikte Gleichwertigkeit gibt. In der Praxis ändern die Sachen sich bezüglich der Betreuung der Kinder sehr langsam. Ein französisches Studium 46 zeigt nur die in Paar lebenden Mütter
FamPra.ch -2006-589
erkiesen zwei Male an den Erziehungsaufgaben mehr Zeit nur zu den Vätern - und dies gleich, wenn sie eine unselbständige Aktivität haben - was die Unterschiede zwischen Männern und Frauen in den zehn letzten Jahren keine Veränderung haben gekannt und. Man sieht auch als die Paare - Väter und Mütter (und Schritt nur, die Mütter) - sind nicht noch ebenfalls bereit, sich in eine wirkliche Teilung der Aufgaben einzulassen. Der Wohnsitz der Kinder ist bei der Mutter und es handelt sich um Entscheidungen, die nicht getroffen sind, am öftesten durch die Richter aber durch die Ehegatten von Vereinbarung an 90%. Der abgewechselte Wohnsitz betrifft nur 8,8% der Situationen. 47
3. Die dritte Debatte dreht sich um die Frage, zu wissen, ob man den abgewechselten Wohnsitz vorschreiben oder ihn vorschlagen muss.
Wie den Wohnsitz des Kindes in den Situationen von schrillem Konflikt zwischen den Eltern, die jeden verlangen, durchschneiden? Muss man sie zum abgewechselten Wohnsitz antreiben, weil man wünscht, dass sie gegen die Gleichheit weitergehen und dass sie Modelle annehmen, von Ko-Elternschaft, sogar von abgewechseltem Wohnsitz, von dem man denkt, dass sie sehrer passend sind - für die vielen Kinder oder diesen der Gesellschaft? Oder muss man im Gegenteil gehen vom Prinzip, dass der abgewechselte Wohnsitz sich nicht realisieren kann, dass Vereinbarung zwischen den verwandten die Art anzukommen betreffend die Kinder damit beauftragt, falls er dort hat?
Man weiß, dass die Position des Gesetzgebers ein Zögern markiert. Im Prinzip wird der abgewechselte Wohnsitz in den Rahmen von einem geteilten Wunsch der Eltern, die meinen, dass die Anwesenheit von jedem von ihnen für das Kind wichtig ist, aufgestellt. Man denkt, dass das eine Lösung ist, die nur nicht gültig sein kann, falls die Eltern sich verstehen, die Organisation übt Kinder aus, die um beständige Anpassungen nach den die tägliche Übernahme wechselnden Erfordernissen bittet. Jedoch kann der Richter den abgewechselten Wohnsitz an vorübergehendem Titel wie einer Lösung des Versuchs, der den Eltern erlauben kann, besser zu verstehen, wo das Interesse ihres Kindes liegt, verfügen im Falle eines Konflikts zwischen den Eltern. Diese Möglichkeit zeigt gut, dass der Gesetzgeber zwischen zwei Lösungen schwankt: sich nur an die Situationen, die an seiner Durchführung einen Nährboden vorstellen, halten oder ihn in der Hoffnung, dass das eine Vereinbarung begünstigt, im Gegenteil vorschreiben. Man stellt fest, dass die Richter sich heute in den Angelegenheiten, die sie in der zu haben heiklen Situation den abgewechselten Wohnsitz betreffend bringen zu entscheiden, äußerst stark beschäftigt und «sich genug ausgeliehen» zeigen, in der Praxis bei sie alles-klein um so mehr was, kein systematisches Studium, auf er erlebt abgewechselter Wohnsitz wird nicht eingestellt in diesem Tag.
FamPra.ch -2006-590
V., Schluss
Ich habe versucht, zu zeigen, wie die Frage sich heute vom Ort von Leben des Kindes nach der Trennung stellt, indem ich mich auf eine Neuerung in französischem Recht stütze, in diesem Artikel, sie Wohnsitz abgewechselt. Wie ich versucht habe, ihn zu zeigen, setzt diese hier heute die Antwort auf eine doppelte als Anforderung der Entwicklung der zeitgenössischen Familie ein: sie erlaubt von einem Teil an den Ehegatten nach der Trennung, Beziehung, die ihren Ausdruck in der Idee der Ko-Elternschaft findet, dem Kind, das Band, das sie verbindet, und anderes Teil zu brechen, die Beziehung der zwei Eltern aufrechtzuerhalten. Das ist, dank der Änderungen des familiären Lebens vor allem am wachsenden Interesse für das Wohlergehen der Kinder und der gesetzgebenden Reformen, die gefolgt sind, dass diese Lösung beabsichtigt hat werden können. Man hat dennoch gesehen, dass der abgewechselte Wohnsitz zahlreiche Verleumder im Namen des Interesses des Kindes selbst hat. Ich habe die Debatten herausgestrichen, die heute die Professionals von der Familie und auch den Eltern beleben: Eltern, Notwendigkeit, in der Übernahme eine Kontinuität zu haben, für das kleine Kind, Willen der Frauen, die Alleinvertretung ihrer Rolle des Verwandten bei den Kindern zu bewahren, in Zweifel von den gleichen erzieherischen Fähigkeiten gezogen. Diese Debatten äußern die Beharrlichkeit von Vorderlogiken, die die Scheidung sahen, wie störend, sogar pathologisch für das Kind und die den einmaligen Wohnsitz des Kindes bei der Mutter befürworteten, um dem Kind eine gewisse Stabilität zu garantieren und so die negativen Wirkungen des Bruchs zu kürzen. Diese neue Regelung der familiären Brüche, die an der «Demokratisierung der familiären Beziehungen» einen Durchgang impliziert, um den Ausdruck von Jacques Commaille und von Claude Martin zurückzunehmen, 48, ruft noch viele Widerstände und Diskussionen hervor.
Die Frage dreht sich seitdem: muss man in Art, die im Wohnsitz eine «moderne» Lösung von ihr abgewechselt, sie erlaubt von Fernbleiben und gleichzeitig in Band mit ihren Kindern ihnen, sehen die die Eltern, die sich scheiden lassen, könne, versuchen diese Oppositionen zu überragen und zu machen? Muss man ihnen verständlich machen, falls der Richter ihn im Falle eines Konflikts provisorisch vorschreibt, was, ist das, um ihnen zu erlauben, einen Weg, der sich für sie als positiv erweisen kann, zu versuchen? Oder man im Gegenteil diese Lösung der einzigen Eltern, die frei die sie wünschen und daran haften, reservieren muss, wissend, dass der abgewechselte Wohnsitz nicht nur funktionieren kann, falls sie von den Eltern, die sich gegenseitig wieder erkennen, von den Kompetenzen von gut getragen wird, schmücken in ihn zentriert einer Vereinbarung stark? Den abgewechselten Wohnsitz ordnen würde also gegen den Geist von einer Lösung selbst Hinfahrt sein wer erfordert durch Definition, einen freiwilligen Gang der Exehegatten. Dieses gleiche Dilemma ist in der den Eltern gemachten Verpflichtung, eine auf die Ko-Elternschaft gestützte Betreuung der Kinder zu versichern, gegenwärtig. Oder in der Ermutigung, die den Paaren gemacht wird, in Vermittlung zu gehen, noch. Man würde nur diese Schwierigkeiten denken zu anwendungen können
FamPra.ch -2006-591
machen keinesfalls das Gesetz und die Werte des Kindes von Gleichheit und von Interesse nicht ungültig , denen sie antwortet. Es würde reichen an der Elternschaft zu erziehen, die Gleichheit in der Gesellschaft zur Männerfrau zu befördern und die Kapazitäten innerhalb der Paare von Verhandlung zu erhöhen, um es zu beseitigen.
Wers gelesen hat, wird schnell bemerkt haben, dass ich mich eines Übersetzungsprogrammes bedient habe. :rofl2:
LG Uli 🙂
Hallo, Uli,
ich wollte mich gerade überschwänglich (neue Rechtschreibung!) bei dir bedanken - bis ich den letzten Satz las :rofl2:
Aber trotzdem ein dickes Dankeschön - schließlich muß ja auch das irgendwie erstmal gemacht werden. :thumbup:
Gruß
haddock
